Sahitou, Azul, Salut !
Ou hadi hdya fi khater nass barika ou chaouia en general
Ou samir el pompe à essence
Sans oublier Hamid el placa, Farid sghayar ou nass Ferdjioua li yazhaw m3ana lyoum
Avez-vous vu “Viva laldjerie” de Nadir Mokneche ? Résumer le film c’est très difficile, carrément impossible tellement l’histoire est compliquée à l’image de la vie d’un algérien…et encore plus d’une algérienne et c’est le cas dans ce film.
Cet article n’est pas dédié au film lui même car ce n’est pas d’actualité et en plus il est généralement connu de tout le monde. Mais pour ceux qui ne l’ont pas vu, c’est un film A VOIR, il est dans toutes les vidéothèques, il faut chercher dans la partie dédiée au cinéma algérien c’est à dire entre “Bila houdoud 1″ et ” Bila houdoud 10″ .
Donc comme on disait, le film est excellent, réaliste, émouvant et fort. On a choisi un extrait qui résume bien l’esprit du film.
Pour expliquer un peu ce qui se passe on va vous présenter la personnage de Biyouna qui est le personnage principal de cette scene.
Biyouna est une femme, veuve, qui a déménagé de son ancien village à coté d’Alger à cause des islamistes qui la menaçaient car elle était dans le temps danseuse.
Après la mort de son mari, en plein décennie noire, elle n’a pas d’argent et habite à Alger avec sa fille dans un hotel. D’ailleurs c’est sa fille qui ramène l’argent pour vivre.
Un jour en revenant du cimetière, elle prend un taxi. Dans ce taxi, elle prend part à une discussion qui la choque puisque le chauffeur et les autres voyageurs parlent de la réouverture de son ancien cabaret “Le Copa Cabana”. Tout le monde s’excite et surencherit, ils commentent cet evenement avec mepris et dégout. Puis la voiture croise une autostoppeuse mais le chauffeur ne veut pas la prendre à cause de son allure et là tout le monde repart dans une discussion misogyne qui ressemble etroitement à celles des extrémistes qui la menaçaient.
Donc Biyouna n’en peut plus, elle demande au chauffeur de s’arreter, dans un endroit “khali” et elle part en courant.
Elle trouve un bar alors elle rentre. Elle est rentrée “bah tnahi 3la balha” pour oublier tous ses problèmes qui font de sa vie un enfer. Elle boit, elle boit…
Ce passage est magnifiquement joué par Biyouna, on ressent le chagrin qu’elle a , el hogra qu’elle subit parce qu’elle est veuve, et el hogra qu’elle subit parce que c’est une femme. Ajouter à cela les problèmes de sa fille…
Il faut regarder jusqu’à la fin puisqu’on voit que malgré cette lassitude, ce poids, ces problèmes, elle ne cède pas, elle craque un instant mais se ressaisit de suite…une femme une vraie.
Bonne tafridja.
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