Sahitou, Azul, Salut !
“Fi khater hanifa ou nass Hocine Dey
Asma2 hkayti ya walid khouya
Ga3 qfazti ghaybouhali
wellitelhoum qdim ou klani ssdid ( rouille)
hay ou hahay 3la cheikh li qarani wakila n3awed laqraya m3ahoum men jdid
iliqli nreculi ou ndir nouveau permis, n3awed el code ou ndjawaz l’examen
ou nahkam l’autoroute ou n’roh ghir b3aqli, ou n3alag mouraya placa 80, C BON”
“Cheb Akil- tag ala men tag”
Lyoum on vous parle de vraie poésie, pas de “tag 3la men tag” ou chkil. C’est un poète qui nous a contacté, et la surprise est à la hauteur de ce très beau poème. Donc aujourd’hui pas de présentation d’artiste ( nous la ferons ultérieurement), place à la poèsie…
Le poème est très long mais ce n’est que du plaisir! ( donc cliquez pour lire la suite)
AUTEUR : NABIL ABABSA
REQUIEM POUR UN REVE
Et me voila
Comme chaque jour
Encore et toujours
Auprès de toi
Attiré vers néant
Avenant et prévenant
Survenant le moment court
De la vie d’un papillon
Me voila une fois encore
Debout tel une statue
Le regard vide
L’air abattu
Sur le palier d’un nouveau jour
Un peu plus vieux qu’hier
Un peu plus sage
Un peu plus mur
Le pas moins sur
Le dos fléchi par les années
Evant derrière les souvenirs
D’un autre temps qui fut mon age
Plus long le pas
Plus vite l’allure
Sommet moins haut
Chemin plus court
D’un aller simple sons retour
Rattrapé par le temps
Qui s’échappe du sablier
D’un passé vite oublié
Rattrapé par le remord
Sans couleur, sans décor
Par la rage qui rouge un cœur
Et lapide un bonheur
ie coups de rumeurs
et ie coups de qu’on dia-t-on ?
et me voila
Venu encore comme j’ai promis
Effacer le crime commis
En te quittent sans réfléchir
Offrir une chance à l’oiseau
Prêter mes lèvres au sourire
Ah si j’avais vingt ans de moins
J’aurais choisi une autre fin
J’aurais crée une autre image
J’aurais crie sur tous les toits
Qui que tu sois
Ou que tu sois
Reçois mon cœur en héritage
Me revoilà
L’air abattu
Tel une statue
Un peu plus vieux que l’autre fois
Sillons de l’age sur le visage
Profonds et durs
Cheveux blanchis
Couleur de neiges que j’ai franchies
Tant de saisons sans horizon
Pour des raisons et sans raison
Venu de loin, sueur au front
Sécher les larmes d’un enfant
Remplir de vie et de désir
Un cœur sans fond
M’asseoir le temps d’une devinette
Le temps d’une vie d’une allumette
Me reposer sur ce vieux mur
Plein d’initiales et de ratures
L’air hagard et fugitif
L’esprit fautif
Revivre hier aujourd’hui
Moment sauvage qui s’enfuit
D’entre mes mains comme une anguille
Et s’enfonce dans la nuit
D’un passé déjà lointain
Qui n’a pas eu de lendemain
Enfin me revoilà
Dulcinée d’un age farouche
Couleur d’épi qui se couche
Amour d’enfance adulé
Souvenir de gosse mutilé
A coups de larmes et soupirs
A coups de rêves inachevés
Qui se meurent sans rien dire
Sans personne à leur chevet
Sur le pavé
Me revoilà comme chaque saison
Un revenant de l’au-delà
Qui rend visite à sa maison
Ombre cassée du vieux passé
Qu’on ne peut plus effacer
Sans ravir au moment
Ses meilleurs sentiments
Qui s’accrochent à la vie
Et refusent l’oraison
Le figuier est toujours la
Ami, témoin et consolant
Un peu plus vieux qu’il y a vingt ans
Plus prés du sol
Tenant à bout de bras levé
Le nid d’un merle qui s’envole
Le même nid qu’il y à vingt ans
Il se souvient encore de moi
M’ouvre ses bras et me cajole
Me murmure quelques paroles
D’un cœur en larmes et fidèle
Qu’un veut traduit en décibels,
Deux initiales sur son tronc
Qu’enserre un cœur encore plus grand
Il se rappelle ces jours d’automne
Quand il offrait ses larges feuilles
Au petit garçon qui attendait
La brise alerte du printemps
Une larme à l’œil
Tendant l’oreille
Pour écouter
Le son de cloche
Et le pas gauche
D’une petite fille
Amour d’une vie
Qui grandissait tout en secret
Et s’approchait encore plus prés
Pour s’éloigner à tout jamais
Il se rappelle de nos paroles
Quand tu riais
Quand tu criais
Quand tu prenais ton air jobard
En déliant ton rouge foulard
Il se rappelle de mon regard
Il se rappelle d’Emile Zola
Des fables sages de La Fontaine
Et des poèmes qui ne sont plus là
Que maintenant, le vent ramène
Des longs moments passés à lire
Des instants que l’on soutire
Au temps avare de souvenirs
Il se rappelle encore de toi
Petite fille aux fins doigts
Cheveux dorés couleur soleil
Pupille d’émeraude sortie de joie
Nez d’écureuil
Lèvres pincées au goût d’abeille
Je me rappelle aussi de toi
Comme si un jour, j’ai oublié
Angélique, arc en ciel
Rosée de rose, saveur de miel
Fleur de lotus
Beauté mythique, pourtant réelle,
Je me rappelle de ces ardeurs
De ces odeurs,
Du champ de fleures ou nous courûmes
Marqué de pas et d’enjambées
De ce futur qui se consume
Flamme de bougie mal enrobée
Je me rappelle aussi de nous
Duo de scène qui se démène
Entre espoir d’un lendemain
Et espérance qui ne ramène
A une croisée de chemin
Au premier rêve
D’un cœur figé, percé de glaives
Envoûté par une berceuse
Chuchotée en vieux latin
Pour un marin
Par une menthe religieuse
Déguisée en belle sirène
En marraine
En toile d’araignée
Pour attirer le pèlerin
Qui arpenter tous les chemins
A la recherche d’un demain
Je ne sais quoi dire
Je ne sais quoi faire
Si je suis la aujourd’hui
C’est pour mourir sur notre terre
C’est pour te lire ces quelques vers
Si je suis la après vingt ans
C’est pour finir un vieux roman
Si je suis la sur notre terre
C’est pour te plaire
Comme au vieux temps
Ou nous étions duo et paire
Si je suis la tout simplement
Me revoilà après vingt ans
Tel un phénix qui renaît
De ces cendres et son sang
Un flamand rose battant des ailes
Voyageur éternel
Entre passé et présent
En quête de sa moitié jumelle
Le chemin fut long et désert
J’avais pour seuls compagnons
Tristesse et cœur solitaire
Souvenir et larmes d’outre temps
Et ………. a l’âme solitaire
Je ne sais quoi dire
Je ne sais quoi faire
Si ce n’est une chose
A chaque fois que je crois une rose
Ma vie se fige le temps d’une pause
D’une virgule, parenthèse ou guillemet
Ou d’une prose mal rimée
Une larme coule
D’autres s’écoulent
Tel un ruban qu’une main déroule
Dans un silence qui commence
Et jamais ne s’achève
J’entends la voix d’un joli rêve
Et ses paroles que je prononce
Oh soleil de mon enfance
J’attends toujours sous le figuier
Un nouveau jour qu’annonce l’aurore
Une ame sans corps
Tel un condor
Passant le seuil du champ de moi
Avec des si, avec des mains
Jetant l’envoi sur l’autre moi
Semer le doute, le désarroi
J’attends toujours un nouveau jour
Pour que s’envole et se libère
Les ailes plumées d’un rêve amer
Pour que revivre un autre hier
Un doux sourire au coin du feu
Et que s’échappent enfin les mots
Aveux d’amour honteux et sots
Qui ne vont jamais au delà de « je »
Me revoilà
Éternel présent
Prisonnier de mes vingt ans
Otage de pages volatiles
Qu’efface le vent
Et que la pluie mutile
Otage d’un temps qui disparaît
Pour n’être plus qu’un lourd fardeau
Sur un chemin plus vide que long
Parsemé de contes de fées
Qui se racontent à l’imparfait
Et aboutissent aux fins tragiques
De plaies profondes et fatidiques
D’un pas errant,
Qui recherchait depuis longtemps
L’ombre furtive d’un rêve magique
Je crois encore ta silhouette
Derrière la brume fade et maussade
J’écoute le chant de mon aubade
Et le refrain d’une sérénade
Jusqu’à ce jour inachevé
Je crois aussi derrière la brume
Ton doux visage qui me parfume
De ton odeur si ………………
L’encens d’une ame
Qui se dissipe en amalgame
Entre autrefois et maintenant
La lueur douce d’une océan
Qui se mêle et se confond
Au petit jour vagabond
Ame troubadour
Chant de tsigane
Et parodie qui tourne en rond
Je pleure aussi ce que je crois
Ce que je tiens entre mes doigts
Rien que mensonge et utopie
Qui ressuscite sans le vouloir
Dans la mémoire
Ombre gazelle
Reflet d’oiselle
Qui tous les soirs
Dépose les armes et s’assoupit
Dans une attente
Vaine et latente
D’un chevalier au cœur vaillant
Qui oublia en temps de guerre
L’ultime baiser d’un réveillon
J’ai peur aussi de ce que je suis
Le moi enfoui en moi qui fuis
L’image de glace dans un miroir
Et rien derrière qu’un long couloir
Menant d’ici jusque la bas
Sans haut ni bas
Rien que le noir
Qui ne mène nulle part
Rien qu’une port et pas de clé
Où se retiennent prisonniers
Les gémissements de toutes mes plaies
Me revoilà encore ici
Me revoici
Regard hagard et indécis
Je reste ici auprès de toi
Et je m’allonge à tes cotés
Tu tends les bras et me tutoies
Tu prends ma main comme autrefois
Tu mets ta tête sur mon épaule
Tu fermes les yeux
Tu fais un vœu
Je n’entends pas toutes tes paroles
Et je t’en veux
Tu voulais qu’on reste à deux
Pour toute une vie
Pour toute la vie
Et pourtant, tu es partie
Sans demander mon avis
Sans réfléchir aux conséquences
Et quand j’y pense
Je lance le pas et je renonce
Je dis qu’un jour tu vas finir
Par te lasser et revenir
Mais les années ont tant passé
Le sablier tant renversé
Et les soupires trop entassés
Ecrivent une lettre sur la vie
Que l’eau emporte à la dérive,
Combien de vagues se sont cassées sur le rivage
Ramenant les restes d’un naufrage
Combien de mots
Combien de page
Combien d’années et pas de réponse
Si je savais que tu partais
Je serais monté sur le clocher
Pour te crier sur tous les toits
Emmène moi avec toi
Ou accepte de rester,
Je n’avais pas à hésiter
Je mouillerais ton blanc mouchoir
Du petit matin au petit soir
Pour effacer un « au revoir »
Je n’ai qu’un cœur à t’offrir
Une maison comme les maisons
Une ame amène qui sait souffrir
Et un amour d’adolescent,
Je remplirai ta vie de rêves
Et le bonheur n’aura de trêve
Même quand tu me diras assez
J’escaladerai l’arbre de pin
Chaque lendemain
Pour te crier devant témoin
Ce que je n’ose dire en secret,
Ma vie passée n’existe pas
Tu n’y étais pas
Et le futur sera néant
Si tu n’es pas dans mon présent
Que de promesses je t’aurais fait
Que de promesses j’aurai tenu
Je t’aurai crée autant de fêtes
Qu’il y à de jours dans une vie
Que n’aurais-je fait pour que tu restes
Que n’aurais-je fais pour te garder
Rideau de jour qui s’abaisse
Etoiles qui naissent
Annoncent la fin
Racontez lui tout mon chagrin
Et dites lui que je l’attends
Depuis vingt ans
Sous le figuier notre témoin
Me revoilà sur notre terre
Assis par terre
La ou naguère
Tu t’assoyais sur mes genoux
Et tatouait nos initiales
Avec le bout de ta sandale
Sur cette boue
Qui porte encore nos traces de pas
Elle porte encore quelques séquelles
D’une phrase
D’un serment solennel
Ecrit de plume d’hirondelle
Que tes mots entre deux pas
« Ne me quitte pas »
Et pourtant tu es partie
Un jour d’hiver,
Tu m’as menti
Tu me disais qu’on ne faisait qu’un
Avec le figuier et le pin
Qu’on sera toujours l’histoire d’amour
Racontée au coin d’un feu
Dans les chaumières des paysans,
Qu’on sera une belle légende
Rue et relue pendant longtemps
A chaque naissance d’un enfant
Lorsqu’on ne sera plus de ce monde
Tu m’as menti
Et je t’en veux
Pétale beaucoup
Pétale un peu
On était deux
A partager un joli rêve
Qui se meurt
Entre syllabes courtes et brèves
Entre le printemps et l’hiver,
Et ce jour la, on était seuls
Pour un adieu trop éphémère,
Larme versée sur un vieux quai
Retard d’un jour
Départ manqué
Larme versée sur un linceul
Qui va mouiller le lit d’une tombe
Creusée au fond d’un cimetière
Sous le figuier de nos vingt ans
Sur une terre de chair et sang
Qui ressemble et nous ressent,
J’étais debout sans sentiments
Statue glacée, sans crie, sans nom,
Regard en deuil
Sur un cercueil
Visage ridé
Miroir vidé de tout reflet
Rien que le noir
Dans un couloir
Où se suicide un rêve lassé
Où se décide de se plier
Enfin une ame sans volonté
Où se consume à volonté
A petit feu
Tout à coté du sablier
Entre le mur et le figuier
Bougie de cire sans vérité
Me revoilà
Et te voila avec moi
Comme autrefois, il y à vingt ans
Comme maintenant
Et je déroule une pellicule
D’un sourire ridicule
Comme si le temps peut revenir
Et ce n’est plus peut devenir
Et tout à coup, je me souviens
De tout, de rien
De moi, de toi
D’une journée de liesse, de joie
Ou nous côtoient
La brume, le vent et l’hirondelle
Le champ de blé et le figuier
Le son de cloche
Et le pas gauche d’un écolier
La vaine attente
Lente et latente
Les regards d’admiration
Et les poèmes que nous aimions
Le soir et là
Le jour s’en va
Et moi aussi
Dernier regard
Ultime adieu
Dernier aveu
Si tu savais comme je m’en veux
D’avoir vécu en solitaire
Une vie conçue pour l’être à deux
Oui je m’en veux
Dépouille mortelle
Destin cruel
Poème funèbre
Aveu funeste et funéraire
Triste décor et fin macabre
Qui parle au nom de notre paire
Me donne la force de me soumettre
Et de me taire
Et m’évite une oraison
Que je répète chaque saison
Oui je m’en veux
D’être debout
De parcourir le champ de fleurs
Debout à bout
De recevoir sur mon visage
Les gouttes d’eau de mon nuage
Les rayons chauds de ton soleil
Les douces rafales de notre vent
Oui, je m’en veux d’être vivant
De m’investir dans ton néant
D’avoir un mort pour compagnon
Depuis vingt ans
D’être trahi, d’être déçu
D’être debout
D’être dessus
Et toi dessous
Une fleur se fane
Un rêve porté par une canne
Se décompose
En mille roses
Pétales qui volent au gré des vents
Paroles muettes d’une chanson
Acteur sans rôle
Qui batifole
Et lève les yeux vers l’horizon,
L’heure est venue de repartir
Vers l’avenir
Qui ne cessera de revenir,
Il se relève
Et d’un pas lourd
Tel un roulement de vieux tombeur
Tourne le dos au court chemin
Qui l’accompagne
Jusqu’au sommet de la montagne
La où toujours se meurt le jour
Et où renaît chaque matin
La légende d’un pèlerin
A la recherche d’un destin
Qui se termine chaque saison
Au fond d’une larme d’un garçon
Devant une tombe d’un rêve défunt
Sous le regard d’un témoin
Sourd et muet
Qui était là quand on était
Et qui est la quand tu n’es plus
Amie d’un temps révolu
Amour déçu et dévolu
Je me retire
Sans un mot à dire
Sans guillemets ni parenthèses
Sans trait d’union
Une ame sans fond
Un rêve qui gît depuis vingt ans
Et qui attend
Qu’une main dépose une paire de roses
Et lui récite une oraison
février 24th, 2008 at 20:37
Rien a voir avec le film du meme nom heh?
février 24th, 2008 at 22:19
Non rien à voir ! J’espere qu’il t’a plus autant que le film ( en supposant que le film t’a plu) .